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Un banc de coulage fait-maison à l'atelier !

Depuis que j’ai investi l’atelier, je suis partagée entre deux tentations : celle de conserver

un espace de travail rangé et impeccable parce que c’est dans cette atmosphère que je me sens le mieux pour travailler et celle d’avoir toujours plus d’équipement pour améliorer

ma technique et ma production.


Vous ne voyez peut-être pas la difficulté de concilier les deux mais vous comprendrez mieux en sachant que l’atelier fait moins de 16m2 et qu’on y trouve :


- 3 tables de travail (une toujours encombrée par les outils, les sacs de porcelaine, et tout ce dont j’ai besoin sous la main. Une seconde sur laquelle je fais les décors des pièces et que j’essaie – en vain – de préserver de tout mon bazar ! Et une troisième réservée au travail sur les moules)

- Plein d’étagères (de stockage pour les moules, les pièces en cours de séchage, les dizaines de pots d’émail et plein d’autres trucs qui n’ont rien à faire là mais que je ne sais pas où mettre).

- Mon tour à plâtre grâce auquel je peux créer mes propres moules

- Un meuble de rangement pour les petits ustensiles.


Heureusement, le four est installé dans une pièce à part et il y a quelques mois, les dimensions de l’atelier ont été augmentées grâce à une mezzanine qui est maintenant uniquement consacrée au travail du plâtre et qui m’a redonné un peu d’air au rez-de-chaussée.

Oui mais voilà : depuis toujours, je voulais un banc de coulage… et je ne pouvais pas pousser les murs !

À part occuper de la place, à quoi ça sert un banc de coulage ?

Inutile de vous dire que ça sert à couler des pièces, son nom l’indique.

Par contre, pour bien comprendre son utilité, je peux vous parler des avantages que j’y trouve depuis qu’il est installé.

Avant tout, pour pallier le manque d’espace, j’ai eu l’idée d’utiliser l’une de mes tables de travail. Avec le plateau, elle a toujours sa fonction première et quand j’enlève ce plateau, elle se transforme en banc de coulage. Brillant, non ?! C’est vrai, j’aurais pu avoir cette fulgurance avant, mais ça c’était avant !



Bien sûr, sans cet équipement, je coulais déjà toutes mes pièces à l’atelier… mais

le process avait parfois un petit côté bricolage qui me dérangeait. Je disposais le moule sur une planche, j’y versais la porcelaine, puis je devais le vider et le tenir incliné sur un tasseau pendant la première phase de séchage. Pas pratique et pas très clean. Et surtout, avec une place limitée pour le coulage, impossible d’enchaîner les moules au rythme que je voulais.



Donc, premier avantage : le gain de temps !

Avec le banc, je pense gagner jusqu’à 40% en efficacité.

Non seulement les pièces s’égouttent « seules », inclinées sur les barreaux mais en plus, je peux les enchaîner les unes après les autres. Sur toute la longueur du banc. Pendant que la première s’égoutte, je coule la seconde et ainsi de suite.



Cet égouttage est justement le second avantage.

Avant, le surplus de porcelaine s’écoulait directement sur mon plan de travail et séchait.

À présent, tout s’échappe directement sur la bâche inclinée disposée sous le banc et est récupéré encore liquide dans un seau. La quasi-entièreté de ce surplus est donc réutilisable immédiatement. Je dirais que ceci ajoute un autre avantage : l’économie due au recyclage.

Enfin, puisque l’on parle d’économies, on peut dire également que si je gagne du temps de production, j’en gagne aussi énormément en nettoyage. Avant, il fallait que je gratte la céramique séchée sur le plan de travail (poussière et perte de pas mal de produit). Maintenant, un petit coup d’éponge sur les barreaux et la bâche et le tour est joué !



Le top du top des avantages du fait-maison : le prix !

Soyons directs : ce banc de coulage m’aura coûté moins de 100 € (sans compter le prix de la table qui venait d’une solderie).

La grille de coulage mesure 1m20 sur 50 cm.

J’ai donc eu besoin de :

- 2 profilés aluminium en V de 1m20 pour les côtés

- 10 tubes aluminium carrés de 4cm X 4cm X 50cm

- 2 planches de bois de récupération de 1m20 pour soutenir la grille

- Une bâche PVC (de type mare de jardin)

- Des œillets à frapper

- Écrous, boulons, crochets et vis.


La méthode est on ne peut plus simple :

Sur les profilés, j’ai fixé les barreaux un à un à l’aide d’écrous pour faire la grille.

Sur la longueur du cadre de la table, j’ai fixé les planches de bois à l’aide de vis.

La seule contrainte est de veiller à ce que tout soit d’équerre. Pas compliqué !

Une fois la grille et son support réalisés, j’ai coupé la bâche en V comme sur le croquis.




J’ai replié les bords sur la longueur pour créer un ourlet et ai posé un œillet tous les 10 cm.

Sur les 2 planches de support de la grille, j’ai vissé les crochets à même distance que les œillets.

Il ne reste qu’à accrocher la bâche sur les crochets et… à couler !




Grâce à ce système de fixation, la bâche est démontable en un clin d’œil et encore plus facile à nettoyer.


Une remarque ? Une question ? N’hésitez pas à les écrire dans les commentaires !

À très vite à l’atelier !

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CAROLINE PREVOST

CERAMIQUE 

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